23 avr. 2011

Ces 10 films que je ne verrai pas à Cannes (snif)


Préparez vos mouchoirs : contrairement à 2005 (où je fus grassement nourri, logé et blanchi grâce au merveilleux Prix de la Jeunesse) et 2010 (où je pus me libérer 4 jours pour aller prendre des coups de soleil dans les files d'attente, tout ça pour généralement me faire recaler à l'entrée des salles), je ne serai pas à Cannes cette année. Quand on a goûté à la Croisette, l'un des moments les plus délicats à supporter reste l'annonce des sélections. Penser à toutes ces merveilles potentielles que d'autres vont découvrir en série tandis que vous serez en train d'apprendre le théorème de Thalès à de jeunes branleurs est un déchirement de tous les instants. Imaginer qu'il faudra des semaines, des mois ou des années avant de pouvoir découvrir ces films à votre tour, aussi. À condition que des distributeurs veuillent bien les faire sortir sur les écrans français...
Bref, à quelques semaines de Cannes, et en attendant avidement les reprises des sélections parallèles dans quelques salles parisiennes, voici les 10 films sur lesquels je me serais rué si j'avais pu descendre jusqu'à Cannes cette année.

Hors Satan de Bruno Dumont
(Un Certain Regard)

Quand Dumont se frotte au démon, à l'assassinat d'un homme par un troglodyte et à un miracle (dixit le synopsis), c'est forcément excitant. Les films de Dumont sont toujours exceptionnellement beaux, d'une richesse infinie, et leur fond est délicieusement discutable.

The island de Kamen Kalev
(Quinzaine des Réalisateurs)

Cet homme est bulgare. Cet homme a réalisé le magnifique Eastern plays. Cet homme vaut toutes les attentions du monde. Vive Kamen Kalev, valeur montante du cinéma mondial, qui après avoir magnifié Sofia, livre ici un deuxième long « antonionien et fou »... avec Laetitia Casta.

Koi no Tsumi (Guilty of romance) de Sono Sion
(Quinzaine des Réalisateurs, séance spéciale)

Découvert peu à peu grâce à la merveilleuse L. (qui sera à Cannes pendant 10 jours, la veinarde), Sono Sion (Suicide club, Love exposure) est le réalisateur japonais le plus stimulant de son époque. Il débarque ici avec un film « provoquant tous vos sens » (c'est le communiqué qui le dit).

Melancholia de Lars von Trier
(Sélection Officielle, en compétition)

Parce que sa bande-annonce laisse entrevoir un mélange entre troublant drame intimiste et épopée intersidérale. Lourd casting à l'appui, le nouveau LVT divisera à coup sûr. mais e semble pas devoir créer une polémique aussi incroyable que celle qui suivit la projection d'Antichrist...

Michael de Markus Schleinzer
(Sélection officielle, en compétition)

Un homme enlève, viole et séquestre un enfant. Ce premier film au résumé on ne peut plus laconique est réalisé par un autrichien, ex directeur du casting pour les films de Michael Haneke. L'élève arrivera-t-il à la cheville des premiers films du maître ? Telle est la grande question.

Pater d'Alain Cavalier
(Sélection Officielle, en compétition)

Cavalier et Vincent Lindon jouent un Président et son premier Ministre dans cet invité surprise de la Compétition, annoncé par Thierry Frémaux comme un véritable événement. L'un des énormes points d'interrogations de cette édition 2011.

Restless de Gus van Sant
(Un Certain Regard)

Déjà précédé par une réputation de chef d'oeuvre, le dernier Gus van Sant aurait été privé de Sélection Officielle en raison de son extrême bizarrerie. À moins qu'il ne soit pas assez convaincant pour prétendre à la Palme... Quoi qu'il en soit, le voir est une question de survie.

Take shelter de Jeff Nichols
(Semaine de la Critique)

Jeff Nichols avait réalisé Shotgun stories, avec Michael Shannon. Les deux hommes se retrouvent avec l'histoire d'un père de famille persuadé qu'une catastrophe naturelle va s'abattre sur sa famille. Grand moment en perspective.

Walk away Renée de Jonathan Caouette
(Semaine de la Critique, séance spéciale)

Après le grand Tarnation, auto-documentaire stupéfiant sur le fond comme sur la forme, Caouette revient pour nous parler de sa mère à travers un road trip entre Hosuton et New York, qu'on imagine déjà chargé d'émotions.

We need to talk about Kevin de Lynne Ramsay
(Sélection officielle, en compétition)

Huit ans après Elephant, un autre film cannois s'intéresse à un massacre perpétré par un lycéen, mais cette fois à travers le regard de la mère du meurtrier (Tilda Swinton). Et comme c'est Lynne Ramsay (Ratcatcher) qui réalise...

3 commentaires sur “Ces 10 films que je ne verrai pas à Cannes (snif)”

Pascale a dit…

Si t'avais pas trempé ton biscuit inconsidérément tu irais peut-être...
Et la mère abandonne l'enfant !!!!
Belle famille !!!

Michaël, ça a l'air frais comme film. J'attends impatiemment !

Rob a dit…

Oh !
OH !
Je suis choqué !
Les petites filles naissent dans les roses, dégoûtante.

Renaud, I. a dit…

Je ne sais pas si le titre de "Walk away Renée" est inspiré du merveilleux et mythique morceau de The Left Banke, mais si c'est le cas, ça promet !

 
"Bienvenue au royaume du pisse-froid inculte qui est au cinéma ce que Philippe Manoeuvre est au rock" (© Trollman)
© 2009 TOUJOURS RAISON.. Tous droits réservés
Design by psdvibe | Bloggerized By LawnyDesignz