14 mars 2011

Séances de rattrapage : BURLESQUE / PAUL / POURSUITE

Il est temps de régler leur compte à trois films indigents, sortis depuis plus ou moins longtemps, ratages plus ou moins prévisibles. Qu'ils voguent au plus vite vers un oubli définitif.

Il y a des navets qui vous affolent les zygomatiques, vous donnent envie de vous taper sur les cuisses, vous font regretter l'apparition du générique de fin. Et puis il y a les films comme Burlesque, au moins aussi affligeants, mais hélas plus ennuyeux que jouissifs. À quoi tient cette différence ? Difficile à dire. En tout cas, bruyant, interminable, crétin du début à la fin, le film de Steve Antin permet au spectateur de voir sa vie défiler devant ses yeux, a fortiori s'il est entouré de quelques donzelles étant parvenues quant à elles à atteindre le stade végétal et donc à apprécier cette comédie musicale indigente. On préfèrerait presque revoir Chicago, Coyote girls et les High school musical en boucle plutôt que de s'infliger cela à nouveau. C'est en tout cas l'occasion de s'assurer si besoin que Christina Aguilera ne vaut pas Britney Spears, sa rivale de toujours. Elle ne parvient même pas à injecter un peu de sexytude dans ce bidule tellement mal filmé qu'il n'est même pas possible de s'y rincer l'oeil. Atroce.




On n'attendait pas une telle catastrophe de la part du duo Simon Pegg / Nick Frost, lâchés par un Edgar Wright parti commettre Scott Pilgrim mais qu'on croyait sauvés par un Greg Mottola très en vogue depuis Superbad et surtout l'inédit Adventureland. Que nenni : cet hommage très référencé aux films d'extra-terrestres est d'un ennui copieux et d'une vacuité absolue. Pegg et Frost se sont écrits des rôles de purs nerds, sans doute moins accessibles que les sympathiques héros de Shaun of the dead et Hot fuzz, et dont la bêtise absolue afflige au lieu d'amuser. On ne voit jamais où veut en venir ce pâle road movie autour d'un E.T. façon Roswell qui fait appel à ce duo providentiel pour l'aider à fuir des vilains militaires lancés à ses trousses : ce Paul n'est ni spirituel ni amusant, et les rares bonnes idées développées autour de lui (comme le fait qu'il ait inspiré Steven Spielberg, Chris Carter et quelques autres) partent régulièrement en fumée ou plient sous le poids d'un comique de répétition mal dosé. Un accident industriel qu'il convient de rayer illico de sa mémoire.





Que Marina Déak veuille crier haut et fort qu'une femme peut être une mère et avoir encore des envies folles, des désirs plus ou moins convenables, une volonté de ne pas rentrer dans un moule, soit. Mais qu'elle s'acquitte de cela en mode téléfilm mal torché, où l'interprétation n'a d'égale que la mise en scène dans la nullité crasse, non. Mal construit, jamais incisif, Poursuite finit par s'abandonner à un onirisme peu pertinent et traité avec la finesse des meilleures productions érotiques M6. Le film parvient à être aussi grossier que vulgaire, et s'enfonce de plus dans un sentimentalisme collant mal aux aspirations prétendument subversives d'une réalisatrice en toc, dont le joli minois reste le seul atout.







Burlesque de Steve Antin. 1h40. Sortie : 22/12/2010.
Paul de Greg Mottola. 1h42. Sortie : 02/03/2011.
Poursuite de Marina Déak. 1h32. Sortie : 09/03/2011.

1 commentaire sur “Séances de rattrapage : BURLESQUE / PAUL / POURSUITE”

jul a dit…

et BAAAM! tu ne mâches pas tes mots, tant mieux :)
Personnellement, je préfère cent mille fois tes trois virulents et très directs petits articles à celui sur "Toi, moi, les autres".
Bravo :)

 
"Bienvenue au royaume du pisse-froid inculte qui est au cinéma ce que Philippe Manoeuvre est au rock" (© Trollman)
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