8 sept. 2010

L'Étrange Festival 2010 | Compte-rendu n°2


Après un lundi dépourvu de projections pour cause de soirée musicale à La Machine du Moulin Rouge, l'Étrange Festival a repris ses quartiers au Forum des Images ce mardi pour une soirée encore bien riche, où les choix de projections furent une nouvelle fois très délicats. Ma soirée s'est composée de deux films, puisque pour des raisons personnelles - n'en demandez pas plus, c'est personnel j'ai dit - j'ai notamment dû renoncer à la projection du Dernier exorcisme, présenté par un Eli Roth apparemment très en forme (et en français, s'il vous plaît). Heureusement que le film de Daniel Stamm sort en salles dans une semaine.

Au programme de la soirée, donc, le grand retour de l'excellent Ole Bornedal, qui après un très bon Just another love story a fait encore plus fort avec ce Délivre-nous du mal poisseux et impressionnant, décrit à juste titre par Fausto Fasulo - rédac chef de Mad movies, chargé de la présentation du film hier soir - comme un mix entre Dupont-Lajoie et Chiens de paille. Deux références si écrasantes - mais Bornedal a-t-il vraiment vu le Boisset ? - qu'il est impossible de ne pas les reprendre à son compte. On a senti le public de la salle 500 - plutôt nombreux malgré les grèves de transports - captivé et réellement concerné par le drame épais qui se joue à l'écran. Prions pour une sortie française. Lire la critique.





Après la projection du Dernier exorcisme, décrit assez unanimement comme un film intéressant à défaut d'être effrayant, je suis passé comme beaucoup du Danemark au Mexique pour voir, toujours salle 500, un Nous sommes ce que nous sommes qui avait créé le buzz avant sa projection cannoise mais n'avait plus vraiment fait parler de lui ensuite. Comme si l'existence d'un film sur une famille de cannibales mexicains avait d'abord excité son monde avant de créer une certaine déception ou en tout cas de ne pas créer de réactions excessives. Et pour cause : le film de Jorge Michel Guay ne fonce pas tout à fait tête baissée dans le sujet, et a de quoi frustrer les fans de cinéma de genre. Les autres ont aussi le droit d'être mesurés. Lire la critique.







À suivre dans mon Étrange Festival : Robert Mitchum, qui serait paraît-il mort, et la première partie d'une carte blanche à Lionel Soukaz, filmeur militant de la cause homosexuelle... Stay tuned.

[En attendant : retrouvez mon compte-rendu n°1, avec liens vers mes critiques, ici.]

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"Bienvenue au royaume du pisse-froid inculte qui est au cinéma ce que Philippe Manoeuvre est au rock" (© Trollman)
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