6 sept. 2010

L'Étrange Festival 2010 | Compte-rendu n°1

Vendredi 3 septembre s'ouvrait la seizième édition de l'Étrange Festival, qui a pris ses quartiers au Forum des Images. Mon festival a débuté avec un peu de retard, c'est-à-dire ce dimanche, pour une première journée sous le signe de la diversité et de la curiosité.

Contrairement à d'autres festivals dont la programmation si épurée contraint les spectateurs à des choix par défaut, l'Étrange Festival ne lésine pas sur les moyens et propose une kyrielle de films attirants. Impossible de tout voir, difficile de se décider... mais c'est tout le plaisir du festivalier, obligé de parier sur tel film plutôt que sur tel autre. Ce dimanche, pas moins de sept films m'intéressaient. Il a fallu trancher dans le vif, procéder par élimination, jouer tactiquement en excluant les films projetés à nouveau dans quelques jours. À l'arrivée, un huis clos canadien, un drame hongrois et un plus ou moins porno zombie américain furent les heureux élus. Avec des fortunes diverses.

Tout commence dans la salle 500 - la plus grande du Forum -, avec la projection de Pontypool, film de Bruce McDonald inspiré du premier volet d'une trilogie de romans écrits Tony Burgess, qui a signé lui-même l'adaptation ciné. Lors de sa présentation d'avant-film, le divin chauve Rurik Sallé a précisé que la suite était actuellement en tournage, ce qui constitue une très bonne nouvelle pour des spectateurs majoritairement séduits par ce huis clos oppressant et mystérieux, qui ne fournit pas toutes les clés nécessaires à sa compréhension. Lire la critique.





Changement de salle ensuite : tandis que la salle 500 accueille la projection de No mercy, polar coréen qui semble lui aussi avoir plu, je jette mon dévolu sur la salle 300 et Bibliotheque Pascal, qui comme ne l'indique pas son titre est un film hongrois. Un an à peine après Katalin Varga, le cinéma magyar fait à nouveau preuve d'un savoir-faire technique de haute volée et d'une audace à couper le souffle. Impossible à résumer mais carrément brillante, cette épopée picaresque d'une roumaine maudite est aussi belle que singulière. Lire la critique.





Pour finir, retour à la salle 500 avec l'évènement de la soirée : la première française de L.A. Zombie, qui marque la rencontre très attendue entre Bruce LaBruce, cinéaste gay trash très en vogue, et François Sagat, acteur porno gay lui aussi très à la mode puisqu'il est le héros du nouveau Christophe Honoré, Homme au bain. La salle est quasi pleine, fait significatif puisqu'en face est tout de même projeté Survival of the dead, le dernier - et paraît-il très mauvais - George Romero... On ne compte plus le nombre de spectateurs ayant rapidement regretté leur choix, tant le film a déçu et ennuyé malgré sa courte durée. Lire la critique.





À suivre dans mon Étrange Festival : le retour d'Ole Bornedal, des cannibales mexicains et d'autres joyeusetés en tous genres... Stay tuned.

1 commentaire sur “L'Étrange Festival 2010 | Compte-rendu n°1”

FredMJG a dit…

La prochaine fois que ton divin chauve commence à me spoiler l'histoire, je le lapide. Fais passer !

 
"Bienvenue au royaume du pisse-froid inculte qui est au cinéma ce que Philippe Manoeuvre est au rock" (© Trollman)
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