31 juil. 2010

PREDATORS

La nouvelle de la mise en oeuvre d'un nouveau Predators était accompagnée de grincements de dents accompagnés de sursauts d'excitation. On pouvait contester le choix du réalisateur hongrois Nimrod Antal - responsable du récent et calamiteux Blindés -, s'interroger sur le rôle de Robert Rodriguez en tant que producteur, et s'amuser de la décision prise par les auteurs de se démarquer en utilisant cet univers à des fins de survival. Amusante idée que de mettre aux prises une dizaine de barbouzes - plus un médecin et un taulard - venus de tous horizons et réunis par une seule et même constante : ils ne sont que de simples proies à la merci du terrible prédateur polymorphe. Ou plutôt des terribles prédateurs polymorphes.
C'est ainsi que la première moitié du film orchestre la rencontre de ces personnages ayant très peu de temps pour se découvrir et s'apprivoiser avant de devoir s'allier pour combattre leurs assaillants. Pas dénué d'humour, mais sur un ton différent du film original de John McTiernan, Predators joue sur des mécanismes ayant fait leurs preuves - de Lost à Cube - en proposant à des anonymes une succession d'épreuves où le moins futé a toutes les chances de se faire berner, et donc de finir trucidé. Le casting de gueules est impayable : il y a d'une part ceux qui collent parfaitement à leur rôle comme l'inévitable Danny Trejo, et de l'autre quelques pures erreurs de casting tellement réjouissantes qu'on finit rapidement par les considérer comme volontaires. Franchement, imaginer Adrien Brody comme un pur militaire de terrain avec une voix aussi grosse que ses testiboules, il fallait oser. L'acteur s'acquitte de sa tâche avec un indéfectible sérieux qui constitue l'une des attractions phares du film.
Sans pisser très loin, cette première partie remplit son contrat en terme de pur divertissement. La deuxième, quant à elle, choisit de revenir sur des rails plus classiques - en tout cas pour la série - et sort les survivants de la forêt pour les faire entrer dans une série de souterrains bien sombres où ils ne manqueront pas de rencontrer de charmants spécimens. Là, le film opte pour un retour au sérieux qui ne lui sied pas vraiment, d'abord parce que le scénario ne fait qu'empiler paresseusement quelques scènes vues dans les volets précédents, ensuite parce qu'on perd soudain toute jubilation. Antal a beau effectuer un travail franchement correct en terme d'efficacité, Predators finit par traîner la patte mais demeure néanmoins un amusant film de genre dont les facettes fun sont de très loin les plus réussies. On ne criera ni au scandale ni au génie.




Predators de Nimrod Antal. 1h47. Sortie : 14/07/2010.

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