12 juil. 2010

Paris Cinéma 2010 - SWEET LITTLE LIES

Après les jouets de Sawako decides, les ours en peluche, que la belle Ruriko confectionne dans son atelier avec une poigne contrastant avec sa douceur naturelle et le confort rassurant de ses créations. Ruriko est mariée à Satoshi, salary man à qui elle n'a déjà plus grand chose à dire et avec lequel elle téléphone par téléphone mobile interposé à l'intérieur même de leur domicile. Incompatibilité d'humeur ou erreur de casting ? En tout cas, le couple ne fonctionne plus, c'est un fait. Et voici les deux protagonistes embarqués dans des histoires d'adultère dont on ne sait pas bien si elles sont destinées à faire passer le temps, à mettre volontairement le prétendu équilibre conjugal en danger ou si elles naissent de sentiments réels et sincères à l'égard des personnes rencontrées.
Petite comédie des sentiments, Sweet little lies sur une tonalité résolument caustique en mettant sur le gril les contradictions et petites médiocrités de ces deux êtres ayant presque autant de choses à se reprocher. Souvent drôle en début de parcours, le film montre comment l'incommunicabilité peut s'installer entre deux être s'étant jadis porté un amour sans limite. En cela, il présente un petit côté comédie indépendante américaine, le genre de script que Sam Mendes aurait vraisemblablement pu apprécier et mettre en scène.
Il y a en effet dans Sweet littles lies les mêmes caractéristiques et les mêmes défauts que dans la filmographie du britannique, d'American beauty à Away we go : derrière l'apparente subversion d'une petite quantité de scènes se cache un conformisme épais et un manque de souffle qui conduit le film de Hitoshi Yazaki à traîner en longueur et à répéter encore et encore les mêmes mécaniques comiques et mélodramatiques. Car le film finit évidemment par prendre un tour plus dramatique qu'il n'y paraît au départ, glissement que l'on sent venir bien avant qu'il ne soit effectif, et le sentimentalisme poisseux qui s'en dégage fait quasiment oublier les sympathiques débuts de ce Sweet little lies qui aurait sacrément gagné à être amputé de sa dernière partie.




Sweet little lies de Hitoshi Yazaki. 1h57. Sortie : non fixée.

1 commentaire sur “Paris Cinéma 2010 - SWEET LITTLE LIES”

Pascale a dit…

BOn tu reprends du service on dirait ?

"entre deux être s'étant jadis porté" (fais gaffe aux S bordel).

Je dis que ça aurait été un excellent court métrage.

Les deux chéris font bien de rester ensemble, parce que dis donc les remplaçants, au secours...

J'aurais aimé qu'elle utilise les germes de pommes de terre moi. Pas la peine de nous faire rêver à du tragique et de nous claquer la porte au nez.

La sublime actrice a fini par me mettre les nerfs en vrac avec sa douceur et son air nunuche !

 
"Bienvenue au royaume du pisse-froid inculte qui est au cinéma ce que Philippe Manoeuvre est au rock" (© Trollman)
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