7 juin 2010

SEX AND THE CITY 2

Franchement, après la boucherie du premier volet, qui avait envie de se farcir à nouveau 2 heures et demie ou presque d'hystérie, d'oestrogènes et de vulgarité ? Pas grand monde, hormis un troupeau de midinettes adeptes d'une presse fashion de bas étage. On entre pourtant dans la salle avec une double curiosité : il s'agit non seulement de regarder le film, mais également d'observer une assistance principalement composée de femelles surexcitées et complétée par quelques mâles venus là pour tenter de conclure enfin. Et là, miracle : le début de Sex and the city 2 est drôle. Après une introduction montant en parallèle la situation actuelle des quatre héroïnes et leur arrivée à New York, nous voici plongés au coeur d'un mariage gay tellement too much qu'il en devient délirant. Quand Liza Minelli, icône gay de choix, reprend soudain le Single ladies de Beyonce - chorégraphie incluse -, c'est le délire absolu. Comme si Michael Patrick King, conscient de la perte de fraîcheur de ses quatre personnages, avait décidé de faire dans l'excessif, le délirant, pour s'éloigner un peu de leurs traditionnelles peines de coeur et douleurs au cul.
Ce fol espoir ne dure hélas qu'un quart d'heure, le temps pour le film de s'installer dans une routine extrêmement prématurée. Sex and the city 2 ne raconte rien, absolument rien : Carrie souffre du train-train imposé par Big, Charlotte a peur d'être trompée, et c'est à peu près tout. Le reste n'est qu'une succession de scènes absolument plates qui permettent simplement de constater à quel point le quatuor a morflé. King a le mérite d'aller toujours plus loin dans l'excès qu'il s'était imposé, mais la drôlerie n'est plus là : de gros plans sur t-shirt mouillé en zoom sur les moule-bite de rugbymen en goguette, en passant par une séquence très gênante où l'un des personnages ne dissimule plus une érection tonitruante, on se croirait tombé dans un American Pie version direct to DVD. On rêve d'un troisième épisode qui serait dirigé par le duo Neveldine / Taylor, qui maniait tellement bien la vulgarité et l'overdose d'effets dans ses Hypertension qu'il serait sans doute nettement plus doué pour rendre ces situations stimulantes.
Comme dans tout scénario qui ne va nulle part, les filles finissent par partir traîner leurs paréos à l'étranger, ici du côté d'Abou Dhabi, pour une escapade qui se voudrait sociopolitique, avec dénonciation en règle du machisme ambiant, de la répression pratiquée sur tout ce qui touche au sexe, et du port de la burqa. C'est ainsi que Samantha brandit des capotes devant une foule d'intégristes en furie et que quelques autochtones dévoilent sous leurs combinaisons des tenues bigarrées venant tout droit de chez Vuitton. N'importe quoi ? Oui, en tout cas quand tout est traité avec une légèreté qui ressemble principalement à de la bêtise mâtinée d'opportunisme. Du coup, dans la salle, nos pintades sont relativement calmes, n'applaudissant que trop rarement et ne jubilant qu'assez peu. La déception est grande pour ces fans de longue date, agacées elles aussi par la vacuité de l'ensemble. On en sort avec un soupir de consternation et avec l'envie de décerner à Chris Noth (a.k.a. Mr. Big) le prix du pire acteur de l'année, option sourcils.




Sex and the city 2 de Michael Patrick King. 2h26. Sortie : 02/06/2010.

3 commentaires sur “SEX AND THE CITY 2”

Benjamin F a dit…

Ca a l'air d'être d'une rare finesse cette histoire de capotes agitées devant des intégristes :(

Dinution a dit…

Je peine à croire c'que je vois.
J'évite au possible les jugements pré-conçus, mais quand je vois "Sex And The City" comme titre je n'peut m'empêcher à une simple bouse.
Une aussi bonne note pour ce film, c'est à m'en donner l'envie de le regarder.
D'ici là, je tacherai de lui accorder le bénéfice du doute quant à la suspicion de pire film de 2010 (pour l'instant) que je lui porte.

Pascale a dit…

Bon mon ptit gars, il ne te reste que quelques jours pour te débarrasser :

- de ton mépris,
- de ta misogynie,
- de tes fautes dues à une absence de relecture "Après une introduction montant" (par exemple)...

sinon, je te jure que ça va saigner et que tu risques d'appeler ta mère !

Capiche !

Merci.
Repos.
Vous pouvez fumer.

 
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