18 juin 2010

Paris Porn Film Fest - Compte-rendu #2 - Madison Young & Adonis

L'inconvénient lorsqu'on travaille à horaires fixes mais qu'on veut assister à des festivals, c'est que l'on rate la crème de la crème de ce qui est projeté l'après-midi. Les embouteillages n'aidant pas, j'ai donc manqué l'indispensable séance Handi Porno, composée de deux films sur la vie sexuelle d'handicapés (une myopathe et un homme privé de mains et de jambes) et d'une séance de questions-réponses avec le monsieur en question, fièrement dressé sur ses prothèses. De l'avis général, une programmation un rien décevante en raison de la faible qualité cinématographique de l'ensemble et du nombrilisme ambiant. Ce qui permit d'atténuer ma déception.

Pour moi, ce vendredi, le Paris Porn Film Fest débutait avec une première partie de soirée consacrée à Madison Young, porn star réputée qui produit ses propres films. Son genre favori ? Le BDSM, petit nom du bondage sado-maso, la demoiselle appréciant particulièrement d'être dominée. C'est ce qu'on a pu constater avec Undone, dans lequel elle commence par se taper un jeune homme assez laid et pas très doué, avant d'être livrée aux mains d'une maîtresse dominatrice et d'un type qui gardera son jean mais daignera cependant baisser sa braguette. Véritable showgirl, Madison est l'unique intérêt de ce film dont l'absence de montage permet de mesurer à quel point le temps doit sembler long lorsqu'on se fait ainsi abuser de tous les côtés. Manquant de charisme et de persuasion, les partenaires de la jeune femme réduisent considérablement la portée de l'ensemble.

La pièce de choix venait ensuite avec Madison's solo sex tape, vidéo dans laquelle elle souhaite montrer à sa dominatrice du moment qu'elle est prêt à aller loin dans la douleur pour elle. Pinces à linge, chatterton, cire chaude et sac congélation sont quelques-uns des accessoires de choix utilisés avec délectation par cette véritable bête d'écran qui parvient à exercer une véritable fascination et même quelques frissons à la vue des souffrances qu'elle s'inflige.

Au fait, Madison Young, c'est elle, dans une version plutôt soft.

Madison Young


Il y avait ensuite de quoi s'amuser avec A night at the Adonis, porno gay des années 70 situé dans un cinéma new-yorkais. Mais le côté old school de l'ensemble (à la façon de Debbie does Dallas, Coed fever et autres joyeusetés ressorties en DVD par Wild Side) tourne vite court en raison de la mollesse de l'ensemble - aucun mauvais jeu de mots là-dedans - et du manque de sophistication de l'humour. Tout avait pourtant très bien commencé avec une visite du cinéma en plan-séquence, dans un style évoquant un Brian de Palma fauché. Le reste, de scènes de baise trop courtes pour être intéressantes en chassés-croisés amoureux dépourvu de charme et de drôlerie, rendait l'ensemble assez pataud et me poussait à finir tranquillement ma nuit dans les fauteuils pourtant inconfortables du Brady.

Un endormissement prématuré qui m'empêcha malheureusement d'assister à un autre spectacle, situé dans la salle : bruits de ceintures et de sucions se sont apparemment succédés dans cette salle extrêmement intime puisque composée d'une trentaine de sièges à peine. On m'aurait touché pendant mon sommeil que je ne me serais peut-être rendu compte de rien...

Jetez quand même un oeil sur la bande-annonce.



[à suivre]


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"Bienvenue au royaume du pisse-froid inculte qui est au cinéma ce que Philippe Manoeuvre est au rock" (© Trollman)
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