18 juin 2010

Paris Porn Film Fest - Compte-rendu #1 - Lloyd Blankfein & Dirty Diaries

Jusqu'à dimanche a lieu au Brady (Paris 10ème) la deuxième édition du Paris Porn Film Fest, qui propose le meilleur de la création et de la production porno internationale contemporaine. Un festival à échelle humaine - deux salles de projections pour une centaine de fauteuils - pour favoriser les rapprochements, libidineux ou non, toujours dans un esprit de respect et d'ouverture. Dimanche soir, on vérifiera néanmoins si les sièges bleutés du Brady sont toujours aussi clean.

Dirty diaries


Avant même le film d'ouverture, on comprend à quel point le Paris Porn Film Fest n'est pas un festival comme les autres : franchement, avez-vous déjà vu un type en combinaison slip - t-shirt vous offrir du pop corn ? De mémoire d'homme, on n'avait vu ça ni à Cannes ni ailleurs. Là est l'esprit du festival : favoriser la convivialité et la bonne humeur afin de rendre les découvertes et les curiosités plus attirantes qu'effrayantes.
Les festivaliers présents lors de la première édition n'ont visiblement pas été dépaysés lors de cette première soirée : les festivités commencent en retard. Le film d'ouverture se fait attendre mais finit par arriver après Lloyd Blankfein must die, un court-métrage clipesque où le narrateur explique grosso modo que pour oublier qu'il a envie de tuer l'un des vilains financiers américains responsables de la crise, il se masturbe. Photos de bears - ces gays baraqués et à barbe, façon bucherons canadiens - à l'appui.

Dirty diaries


On reviendra en détail sur Dirty diaries, un film collectif suédois tourné au téléphone portable, qui sortira en salles le 30 juin et qui a donc ouvert le festival. Soit 13 segments supposément féministes et foncièrement explicites, globalement assez intéressants.
Le film suivant, Max and the city, devait être projeté à 22 heures ; à 23 heures, toujours rien. L'appel de l'estomac était finalement plus fort que l'envie de voir ce porno gay berlinois dans lequel de jeunes éphèbes s'enfilent. Mon baptême du feu du genre n'aura finalement pas lieu...

[à suivre]

À lire : le compte-rendu de Voisin Blogueur.
À suivre : mon compte Twitter.

2 commentaires sur “Paris Porn Film Fest - Compte-rendu #1 - Lloyd Blankfein & Dirty Diaries”

Val' a dit…

C'est quoi l'ambiance dans la salle devant ce style de film. Les gens ne se sentent pas gêné ?
Non par ce que bon les porno c'est plutôt des trucs que tu regarde seul ou en couple mais avec une centaines de personnes. C'est pas un peu bizarre ? ><

Rob Gordon a dit…

Les gens assument globalement. D'autant que, sauf exception, ils ne viennent pas pour se tripoter, mais réellement pour voir des trucs sortant de l'ordinaire. Donc, aucune gène...

 
"Bienvenue au royaume du pisse-froid inculte qui est au cinéma ce que Philippe Manoeuvre est au rock" (© Trollman)
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