25 sept. 2009

Top 5 : Kathryn Bigelow

Cette semaine, Kathryn Bigelow explore la tête de démineurs dans... Démineurs.




Top 5 des films de Kathryn Bigelow

01. Strange days (1996)
Capable d'une violence folle lorsque c'est nécessaire, Kathryn Bigelow livre ici un petit chef d'oeuvre visionnaire et terrifiant qui, sous couvert de thriller hi-tech, interroge notre rapport au plaisir, à la dépendance et aux autres. Dans une atmosphère de fin du monde, elle fait graviter une poignée de personnages impressionnants, instables, imprévisibles, dont les destins s'imbriquent à la façon des meilleures tragédies. Strange days se voit et se revoit toujours d'un autre oeil.



02. Aux frontières de l'aube (1988)
Bien avant de devenir l'un des Heroes ou de devenir le sinistre Profit, Adrian Pasdar intégrait malgré lui une bande de zonards préférant les recoins sombres à la lumière du jour. Devenu vampire tout comme eux, il doit apprendre à se nourrir pour subsister, et donc à tuer ceux qu'il croise. Une référence dans l'univers du film à canines, Bigelow explorant avec délice la noirceur de la condition de vampire et se délectant visiblement de cette profusion de sang. Slurp.



03. Le poids de l'eau (2002)
Bien entendu, Le poids de l'eau n'a pas la même force que certaines des autres oeuvres de la réalisatrice. C'est néanmoins un polar d'une beauté foudroyante, qui prend son temps pour mieux intriguer et navigue à vue entre les époques. Résultat : au-delà du thriller maritime, une réflexion sur la transmission, l'hérédité et la monstruosité. Accessoirement, les acteurs sont géniaux et la photographie à se damner. Le film mal-aimé de Bigelow a sérieusement besoin d'être réhabilité.




04. Point break extrême limite (1991)
On vient d'en reparler suite à la mort de Patrick Swayze : Point break est un polar original (des surfeurs braqueurs avec des masques de présidents des États-Unis !) et une oeuvre crypto-gay qui évoque à demi-mots la fascination amoureuse exercée par Bodhi (Swayze, plus convaincant que jamais) sur Johnny Utah (Keanu Reeves, encore minot, déjà minet). Quand le surfeur séduit le flic et que les vagues s'en mêlent, ça donne un film plus étrange qu'il n'y paraît, plein de montées de violence, mais toujours extrêmement haletant.




05. Blue steel (1990)
Bigelow n'a pas réalisé que des films d'hommes, comme en témoigne ce Blue steel encore plus violent que ses autres films mais mené par une femme. Dans l'une de ses seules prestations crédibles, Jamie Lee Curtis est à la fois sexy et impressionnante de brutalité, à l'image de ce polar plus noir que bleu qui en fait la cible d'un tueur visiblement obsédé par elle. Planquez vos gosses, rangez vos grand-mères : c'est un vrai film d'adultes, d'une dureté absolue, et d'un suspense hallucinant.

3 commentaires sur “Top 5 : Kathryn Bigelow”

Foxart a dit…

J'adore !

Pascale a dit…

Une question me taraude néanmoins...
Est-ce que tu apprécies le beau cinéma plein de finesse et de testostérone de Kathryn Bigelow ?

dasola a dit…

Bonjour Rob, j'en ai vu 3 sur 5 des films : Strange Days, Point Break et Blue Steel. Pour le dire vulgairement, Katherine Bigelow, "elle en a...". C'est une femme qui sort vraiment des sentiers battus. Bonne journée.

 
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