7 sept. 2009

FrightFest 2009 : NIGHT OF THE DEMONS

Adam Gierasch avait prévenu : en tournant Night of the demons, son objectif premier était de travailler avec un certain nombre de filles bien carrossées. Cette remarque d'une finesse folle caractérise assez bien le film, et ce de deux façons. Premièrement, il regorge effectivement de pépées court vêtues, risquant à tout moment d'attraper une pneumonie dans ce manoir mal chauffé. Deuxièmement, Gierasch semble s'être éclaté comme un petit fou sur le plateau. Nous, moins. Film d'épouvante aux accents potaches, Night of the demons semble en effet avoir été plus marrant à faire qu'à voir, tant l'humour y est poussif et le rythme salement saccadé. Le genre de film qui tourne en boucle autour d'une poignée d'idées, qui casse une ambiance horrifique à la seule fin d'insérer une scène de baiser lesbien, qui parle de nichons et de chattes comme s'il s'agissait d'une haute innovation comique.
Night of the demons est un peu comme ces bimbos repoussant les limites de la vulgarité : il est difficile de s'empêcher de les reluquer, mais il est surtout impossible de déceler d'autres qualités que leur physique. S'il est proche du zéro côté beauté intérieure, le film d'Adam Gierasch bénéficie en revanche d'une esthétique absolument réussie, et surtout d'effets spéciaux renversants, surtout pour une production au budget plutôt modeste. Les démons et autres créatures qui traversent le film sont d'une crédibilité totale, pas vraiment terrifiants parce que ce n'est pas l'objectif, mais en tout cas extrêmement réussis. La scène où l'une des héroïnes s'enfonce un tube de rouge à lèvres dans le sein et le fait ressortir par son entrejambe - oui oui, vous avez bien lu - est fort représentative du film, car aussi gratuite sur le fond que médusante sur la forme.
Niveau casting, Gierasch a choisi des interprètes assez interchangeables, parmi lesquels une Shannon Elizabeth ayant peu évolué depuis American pie. En revanche, c'est l'occasion de revoir Edward Furlong, que l'on croyait mort ou presque, et qui vient se rappeler à notre bon souvenir avec une énergie faisant plaisir à voir. Le gamin maigrichon de Terminator 2 est bien loin, et a laissé place à un jeune homme bouffi avec les yeux moyennement en face des trous ; mais, dans un rôle de dealer de coke (on ne se refait pas), Furlong s'éclate et révèle des talents insoupçonnés d'acteur comique. Gierasch a la bonne idée de faire durer son personnage assez longtemps pour que l'on puisse apprécier ce come back inespéré dans un film certes assez moyen, qui serait même totalement oubliable s'il n'était empreint d'une identité visuelle forte - l'une des scènes finales, avec les nombreux bras qui sortent des murs, est fabuleuse.




Night of the demons d'Adam Gierasch. 1h30.
Critique publiée sur Écran Large.

1 commentaire sur “FrightFest 2009 : NIGHT OF THE DEMONS”

FredMJG a dit…

Nom d'un brouzouf ! le p'tit Furlong bouge encore ?!? :)

 
"Bienvenue au royaume du pisse-froid inculte qui est au cinéma ce que Philippe Manoeuvre est au rock" (© Trollman)
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