28 sept. 2009

FrightFest 2009 : DEAD SNOW

La Norvège, l'autre pays du gore qui tache ? Après un Cold preyz, slasher de qualité supérieure suivi d'un Cold preyz 2 presque aussi brillant, Dead snow vient confirmer la forme olympique d'un pays plus connu jusqu'ici grâce à des cinéastes tragi-comiques tels que Bent Hamer. Le cocktail neige-sang est décidément à la mode, puisque comme dans Cold preyz, les sports d'hiver sont au coeur de l'intrigue. Ce qui, accessoirement, permet à chaque fois d'inscrire les films dans une identité nationale et de les distinguer de leurs homologues américains. Rouge sur blanc, tout fout le camp : esthétiquement, le mélange des deux couleurs est absolument imparable et ravit l'oeil avec une facilité déconcertante.
La première partie de Dead snow ressemble à un slasher assez classique, avec cette bande de jeunes étudiants en médecine venus s'enfermer dans un chalet de haute montagne afin de s'y ressourcer en groupe et de s'éclater sur les pentes. La mise en place est déjà vue mais plutôt efficace, et l'on se satisferait presque de la relative routine dans laquelle semble s'inscrire le film. Sauf que l'attraction principale réservée par le réalisateur Tommy Wirkola n'arrive qu'au bout de trois bons quarts d'heure tranche considérablement avec ce qui précède. Pas de surprise étant donné que l'affiche ne fait pas de mystère sur l'irruption de zombies en costumes nazis, revenus à la (plus ou moins) vie après une soixantaine d'années passée à hiberner sous la glace. C'est à ce moment que le film prend réellement son envol et gagne ses galons de comédie horrifique à tendance guignolesque. C'est également à ce moment que le charme opère totalement, faisant regretter que Wirkola n'ait pas déclenché les hostilités plus tôt.
Après une série de morts délicieusement horribles, le dernier acte est un festival gore et burlesque autour des actes de bravoure répétés d'une bande de pleutres devenus des héros malgré eux. Face à la gigantesque armada de zombies se présentant face à eux, ils n'ont guère d'illusion sur la fin qui les attend, mais livrent un combat sans merci et sans temps mort, bricolant des armes farfelues à l'aide d'objets plutôt inattendues. Filmant clair, filmant large, le réalisateur tire à nouveau un grand profit des paysages enneigés, et s'impose comme un disciple nordique de Sam Raimi, capable de créer un délire consistant et plutôt varié à partir d'une idée originale. Bien vu.




Dead snow (Dod sno) de Tommy Wirkola. 1h30.
Critique publiée sur Écran Large.

3 commentaires sur “FrightFest 2009 : DEAD SNOW”

Aurelien a dit…

Død Snow 2 devrait rentrer en tournage cet hiver :)

Rob Gordon a dit…

J'ignorais. Bonne nouvelle !

Foxart a dit…

Totalement fan des deux Cold Prey, j'attends du coup celui ci avec une vraie impatience...

Mais pourquoi tu écris "Cold Preyzzz" ?

 
"Bienvenue au royaume du pisse-froid inculte qui est au cinéma ce que Philippe Manoeuvre est au rock" (© Trollman)
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