9 sept. 2009

FrightFest 2009 : COFFIN ROCK

« Le nouveau Wolf creek », qu'ils disaient. N'importe quoi, évidemment : Coffin rock n'a rien à voir, si ce n'est le nom de son producteur et ses origines australiennes. Pour le reste, c'est plutôt du côté de tous ces bidules nommés Obsession fatale ou J.F. partagerait appartement qu'il faut aller voir, avec un soupçon de La main sur le berceau pour corser le tout et de grosses déflagrations de violence froide en fin de parcours. Coffin rock raconte en effet le calvaire d'une femme qui, alors qu'elle n'arrive pas à faire un gosse avec son régulier, couche un soi avec un jeunot qui passait par là. Visiblement fertile, l'étalon apprend rapidement que sa petite graine a fait son chemin. Subitement amoureux fou de la madame, il va tout faire pour l'emmener et élever avec elle sa future progéniture. Soit un bon thriller en mode psychopathe, avec son méchant d'autant plus effrayant qu'il ne paie absolument pas de mine.
Sur ce canevas classique, Coffin rock ne fait globalement pas trop de vagues mais installe cependant une atmosphère savamment délétère par le biais de son bad guy plus insistant que le plus lourd des dragueurs de boîte de nuit. Avec sa jolie petite frimousse de gentil étudiant sans aspérité, Evan (imparable Sam Parsonson) est l'attraction première du film de Rupert Glasson, tant il est difficile de soupçonner quel degré de violence il est capable d'atteindre. Filmé sous un angle réaliste, ancré dans un univers modeste et au départ rassurant (une petite ville de pêcheurs), le film va au bout de son idée avec une détermination évidente.
Reste qu'il manque à l'ensemble un peu de nouveauté, et surtout un peu d'épaisseur psychologique. Visiblement marqué par des problèmes familiaux, Evan téléphone régulièrement à son père pour lui dire des horreurs... sauf qu'on réalise très vite (trop vite) que le fil du combiné pendouille dans le vide et que ces appels sont purement imaginaires. C'est à peu près tout ce que nous apprendra le scénario sur ce personnage ressemblant un peu trop à un boogeyman juvénile et pas assez à un vrai sociopathe en chair et en os, son background étant bien trop léger pour être réellement accrocheur. Derrière la caméra, Glasson a du style, sait se montrer efficace et insuffler du rythme ; muscler très légèrement son stylo pourrait lui permettre d'être beaucoup plus performant que cela.




Coffin Rock de Rupert Glasson. 1h27.
Critique publiée sur Écran Large.

Laissez le premier commentaire sur “FrightFest 2009 : COFFIN ROCK”

 
"Bienvenue au royaume du pisse-froid inculte qui est au cinéma ce que Philippe Manoeuvre est au rock" (© Trollman)
© 2009 TOUJOURS RAISON.. Tous droits réservés
Design by psdvibe | Bloggerized By LawnyDesignz