3 août 2009

UNE SEMAINE SUR DEUX (ET LA MOITIÉ DES VACANCES SCOLAIRES)

Y a-t-il actuellement en France un réalisateur plus guimauve qu'Ivan Calbérac ? En trois films (Irène, On va s'aimer et celui-ci), il semble avoir démontré l'incroyable productivité dont il peut faire preuve lorsqu'il s'agit de faire dans le gros glucose qui tache. Les films de Calbérac sont toujours bien exécutés, cadrés avec amour et dirigés avec soin ; on sent poindre une vraie sincérité derrière ces sujets tout faits, le cynisme ne trouvant pas sa place dans son univers. Mieux, il sait de temps à autres capter une ou deux caractéristiques typiques du mode de vie de ses héros, célibataires endurcies ou parents divorcés. Le cinéma d'Ivan Calbérac n'est donc pas foncièrement détestable, non ; en revanche, il est beaucoup trop sucré.
Une semaine sur deux entend raconter sur le mode de la comédie familiale les aléas de l'après-divorce, vus principalement à travers le regard des enfants. Tous publics oblige, le traitement façon Je bouquine (mioches vaillants et aussi positifs que possibles, parents paumés mais quand même super sympathiques) n'est pas une surprise. Le film réussit de plus à retranscrire la tristesse pesante qui s'empare des parents et des enfants le dimanche vers 17 heures 30, à l'approche du transfert d'un domicile vers l'autre. Il y avait de quoi emballer un petit film sans prétention mais plutôt rigolo et touchant, d'autant que les deux principaux mioches du film sont absolument impeccables - ce qui n'est pas le cas des autres. Mais le roi de la guimauve ne pouvait se contenter de ce constat promis dans le titre...
Plus le temps tourne et plus Une semaine sur deux ressemble à une de ces comédies complètement crétines pour et sur des jeunes complètement crétins - exemple au hasard : l'affligeant LOL. À douze ans et demi, la fille vit sous nos yeux une histoire d'amour digne de Scarlett O'Hara et Rhett Butler, l'acné, les SMS et la webcam en plus. Avec une morale magnifique, d'ailleurs : chères jeunes collégiennes, sachez que le grand con parfaitement fade qui en embrasse une autre en votre absence a droit à une seconde chance puisqu'il est sans nul doute l'amour de votre vie, prêt à faire Limoges - Paris en scoot' rien que pour venir vous faire un smack. Les romances de la mère - Mathilde Seigner, moins exaspérante qu'à l'accoutumée - et du père - Bernard Campan, toujours aussi fade - ressemblent quant à elles à un concours de platitude. Tout cela pour éviter à tout prix de ne pas traiter le sujet proposé en début de film, à savoir cette angoissante alternance qui conduit les mouflets à des allers-retours incessants entre les habitations et les habitudes de leurs parents. Difficile d'en dire plus de mal tant ce film inoffensif évite globalement les énormes fautes de goût ; mais Calbérac, s'il assure ici un semblant de succès populaire, devrait tout de même réfléchir à l'orientation future de sa carrière. Faudrait penser à se mettre à l'aspartam.





Une semaine sur deux (et la moitié des vacances scolaires) d'Ivan Calbérac. 1h38. Sortie : 22/07/2009.

5 commentaires sur “UNE SEMAINE SUR DEUX (ET LA MOITIÉ DES VACANCES SCOLAIRES)”

Pascale a dit…

Comment tu oses comparer une mioche boutonneuse de 12 ans à Scarlett ? tu veux vraiment qu'on se fache à jamais et pour toujours ?
Et qui te mettra des commentaires ?
ET comment ils peuvent vivre un amour à la Scarlett/Reth ??? Tu l'as déjà vu au moins le film dont tu parles ?

Mathilde Seigner, non merci, j'peux pas. Pourtant en vrai, elle a l'air drôlement sympa comme fille (cabourg).

Et puis fais gaffre c'est trublé de fautes, ex : "lorsqu'il s'agir"

Pascale a dit…

J'ai bien dit GAFFRE !!!

Rob Gordon a dit…

T'as bien dit Reth aussi ?

C'était ironique, hé.

FredMJG a dit…

Bon, Campan j'l'trouvais nettement moins fadasse quand il jouait la Merteuil dans les liaisons vachtement dangereuses... Ouaip j'ai écris vachtement comme dans je suis vachtement aware...
Et quand à la Mathilde, elle peut être sympa mais très loin de moi merci

Pascale a dit…

J'ai JAMAIS dit Rhet, je l'ai écrit !

Tu n'as pas dit "quand à" quand même ???

 
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