22 août 2009

DESTINATION FINALE 4

La franchise Destination finale est de celles qu'on suit avec avidité, débordant d'envie d'assister à de nouvelles morts tordues et gentiment gore, plus près des Darwin awards que des productions Troma. Le principe est toujours le même, et ne varie pas d'un iota : une bande de djeunz bien fadasses échappe par miracle à une catastrophe mortelle, avant d'être rattrapés un à un par une faucheuse n'aimant pas trop qu'on contrarie ses plans. Le plaisir des Destination finale n'est pas dans l'intrigue, strictement identique d'épisode en épisode, mais dans la fausse piste, puisqu'il est souvent impossible de deviner comment chaque personnage va trépasser.
Si Destination finale 4 déçoit tout autant que le volet précédent, c'est justement parce qu'il fait preuve d'un manque d'imagination assez dommageable. À certains moments, l'inventivité est là, et nous fournit des scènes à la fois ludique, sanglantes et drolatiques - c'est sans doute le plus amusant des 4 films. Mais bien souvent, les situations manquent de souffle et l'adrénaline que faisait si bien monter DF2 - le meilleur de la série - fait défaut. Qu'un personnage soit simplement renversé par un fourgon - pompage éhonté du numéro 1 - ou qu'un autre soit aspiré de façon bien prévisible par la pompe d'une piscine n'a rien de bien satisfaisant, car on a déjà vu ça mille fois ailleurs. Les premières morts ravissent, les suivantes patinent sérieusement.
Déjà aux commandes de Destination finale 2, David R. Ellis ne retrouve pas la même aisance de mise en scène et ne parvient à créer quelques frissons que par le biais d'une 3D insuffisamment exploitée. Le spectateur sursaute en croyant recevoir un clou ou un pieu dans l'oeil, mais l'ensemble ne va pas beaucoup plus loin qu'une attraction de parc à thème. Pire encore, les prémonitions du héros - aussi transparent que ses prédécesseurs - sont truffées d'effets numériques d'une qualité déplorable, qui produisaient un petit effet comique dans Des serpents dans l'avion mais nuisent ici à la qualité du résultat. Et que dire de la conclusion, expédiée à la va-comme-je-te-pousse, qui semble avoir été conçue pour ménager le budget du film. Si le plaisir procuré est indéniable bien que trop épisodique, la saga Destination finale ne cesse cependant de s'essouffler alors qu'elle a pourtant tout pour être une source intarissable de divertissements efficaces, jubilatoires et propices à une projection 3D.




Destination finale (The final destination) de David R. Ellis. 1h30. Sortie : 26/08/2009.

7 commentaires sur “DESTINATION FINALE 4”

SysTooL a dit…

3D ou pas, je me suis arrêté au 2ème volet...

SysT

Pascale a dit…

Merde, j'ai raté les 1, 2 et 3...
je me demande comment c'est possible, mais
c'est possible !

Rob Gordon a dit…

C'est parce que t'es une vieille trouillarde.
C'est tout de même très amusant, comme principe. Et pour apprendre à dédramatiser son horrorophobie, je pense que c'est idéal. Le sanglant y est toujours rigolo.

Pascale a dit…

Mais arrêtez avec ça bordel à cul !!!

J'suis pas trouillarde, j'ai vu les scalpages et la vengeance EN TRES GROS PLAN.

Bon, toute façon quelle que soit la raison j'ai raté les 1 2 3 : je vais rien comprendre !

Rob Gordon a dit…

C'est un argument de dégonflée, pour une simple et bonne raison : d'un film à l'autre, le casting change du tout au tout, et l'histoire reprend à zéro. Si je ne m'abuse y a juste un tout petit lien entre le 1 et le 2, mais il est tout fin.
Bref ça se commence n'importe où et dans n'importe quel ordre (même si le 2 est le meilleur).
Donc cherche-toi une autre excuse, hein.

Pascale a dit…

Ok, je cherche et je reviens.

Tom a dit…

Nul, c'est du déjà vu, les effets sont bidon.

 
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