29 août 2009

20TH CENTURY BOYS

À l'occasion de la sortie de 20th century boys - chapitre 2 : le dernier espoir, retour sur le premier volet, 20th century boys, indispensable pour en comprendre la suite.

Vaste projet que celui d'adapter 24 tomes d'un manga en 3 films. C'est pourtant la tache qu'a réalisé Yukihiko Tsutsumi, yes man sélectionné après un casting impitoyable. On sent d'ailleurs assez rapidement que le bonhomme n'a pas vraiment de grande vision artistique sur l'oeuvre de Naoki Urasawa ; qu'on connaisse ou non la version papier, on comprend très rapidement que 20th century boys n'est qu'une gigantesque mise en images, une sorte de digest de l'intrigue débarrassée de toute matière et de tout propos annexe. Une intrigue heureusement ambitieuse, qui part comme certains Stephen King - des types en costard se rappellent leurs exploits de jeunesse, inventés ou avérés - pour bifurquer tranquillement vers une histoire de fin du monde, celle-ci étant prévue au moment du passage au 21ème siècle.
La mise en place est assez lénifiante : le script prend (trop) le temps d'introduire chaque personnage et de bien tout expliquer deux fois afin de ne perdre personne. La suite montrera que de telles précautions n'étaient pas nécessaires : bien que complexe, l'histoire de Kenji et ses amis est globalement assez fluide, et ce sans avoir besoin du mode d'emploi de départ. Il faut simplement s'acclimater au style, qui reste très très manga (ça gesticule dans tous les sens et ça frôle parfois l'hystérie), et à la construction bourrée de flashbacks incessants.
Au final, bien que beaucoup trop long (2 heures 20 quand même), le film pose habilement les jalons de cet univers original et parvient à exister en tant que pièce unique et pas seulement en tant que première partie d'une trilogie. 20th century boys ne se termine pas en queue de poisson et propose pas mal de réponses - évidemment partielles - et une conclusion en bonne et due forme. Seulement voilà : qui n'a pas trop dormi pendant la projection et n'est pas allergique à la réalisation façon n'importe quoi de luxe - comme les Night watch et Day watch de Bekmambetov en version multicolore - aura envie d'aller creuser du côté du numéro 2, dont un avant-goût est donné en fin de générique, et promet un rebond inattendu pour cette oeuvre superficielle mais plutôt attachante.




20th century boys (20-seiki shônen: Honkaku kagaku bôken eiga) de Yukihiko Tsutsumi. 2h20. Sortie : 14/01/2009.
Autre critique sur Buzzmygeek.

2 commentaires sur “20TH CENTURY BOYS”

Vincent a dit…

Ah je suis loin d'être d'accord, c'est trouvé ça bluffant, très pop, grippant de la première à la dernière seconde : un grand moment de cinéma bis.

Tom a dit…

Je suivrais plutôt Vincent sur ce coup là, sans être aussi catégorique sur le "Grand moment de cinéma". Je n'ai jamais lu les manges mais 20th century boys est tout de même bon, j'ai vraiment accroché au délire et suis pressé de voir le 2.

 
"Bienvenue au royaume du pisse-froid inculte qui est au cinéma ce que Philippe Manoeuvre est au rock" (© Trollman)
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