28 août 2009

12 ROUNDS

Après avoir été un réalisateur de films d'action souvent efficaces (Cliffhanger, Au revoir à jamais), Renny Harlin a fini par péter les plombs et réaliser Peur bleue et Mindhunters, deux thrillers aux sujets bien différents mais réunis par une seule et même constante : une connerie parfaitement assumée, comme s'il s'était brutalement mis en tête de devenir le maître incontesté du nanar qui fait plaisir. Et puis patatras, voici que le finlandais - né Lauri Mauritz Harjola - rechange d'avis, sans doute lassé de voir les spectateurs le prendre pour un clown. C'est là que survient le drame : depuis L'exorciste, au commencement jusqu'à Cleaner en passant par l'inénarrable Pacte du sang, Harlin enchaîne les vrais gros navets, impossibles à défendre ou à apprécier qu'on les prenne au premier ou au millième degré. Des films juste chiants, en somme.
12 rounds poursuit malheureusement dans cette voie : interprété par l'ex-catcheur John Cena, qui fait passer Hulk Hogan pour une fiotte et Gerard Butler pour un acteur fin, le héros doit réussir 12 épreuves pour divertir un gros vilain qui a enlevé sa femme. Soit un mix des 12 travaux d'Astérix et surtout d'Une journée en enfer, mais parfaitement bas de plafond et sans aucune originalité. Le but : courir le plus vite possible et dans tous les sens. C'est tout. De toute façon, quand le héros a la tête de John Cena, difficile de lui en demander davantage. On aurait au moins pu attendre que le film, même sans dépasser des sommets d'inventivité, soit une série de petites séquences amusantes comme c'était justement le cas dans la torisième aventure de John McClane, sommet d'action ludique et excitante. Mais non : le film est absolument dépourvu de cervelle, d'humour et de toute finesse.
Le Harlin de Mindhunters aurait sans nul doute réussi un bon gros divertissement con mais follement agréable, réalisé non sans virtuosité pour mettre en valeur une intrigue plus capillotractée que le spectateur du samedi soir peut l'espérer... On regrette vivement sa disparition devant ce machin d'un ennui mortel et d'une laideur crasse, qui aurait certainement échoué directement dans les bacs des vidéo-clubs s'il n'y avait eu un "par le réalisateur de Die hard 2" à coller en gros sur l'affiche. Ouah la purge.




12 rounds de Renny Harlin. 1h48. Sortie : 26/08/2009.

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"Bienvenue au royaume du pisse-froid inculte qui est au cinéma ce que Philippe Manoeuvre est au rock" (© Trollman)
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