13 juin 2009

CORALINE

Règle d'or : comme pour la plupart des autres "grands maîtres de l'animation" (zzzzz), il ne faut pas dire de mal de Henry Selick, réalisateur de l'ennuyeux Nightmare before Christmas (trop souvent attribué à cet arnaqueur de Tim Burton), du minable Monkeybone, et du certes mignonnet James et la pêche géante (qui ne vaut pas un bon Roald Dahl). Il ne faut donc pas dire que Coraline est un film d'animation techniquement réussi mais absolument dépourvu de vie. Que son univers est sympathique mais qu'il se révèle rapidement ennuyeux. Que sa morale est d'une crétinerie absolue. Et que le pauvre Neil Gaiman ne méritait pas ça. Non, décidément, il ne faut pas dire tout cela du dernier Henry Selick, alors que c'est tout de même un peu vrai.
Le point fort de Coraline, et ce qu'il y a d'emballant au début, c'est justement Coraline elle-même, petite fille délaissée par des parents surmenés, et contrainte de s'inventer des histoires ou d'aller au bout du bout de sa curiosité. Coraline est sympa, intrépide, mignonne, voire carrément craquante quand elle se met en rogne. Le problème, c'est que c'est tout. Originales sur le principe, les mésaventures qui surviendront ensuite sont exactement les mêmes que dans tous les stupides films d'heroic fantasy pour moins de douze ans, avec mondes parallèles, personnages prévenants mais sous l'emprise du mal, allers-retours entre rêve et réalité... Ça a beau sembler très excitant pour la fillette, on a déjà vu ça un peu partout, pas forcément en mieux certes.
Comme la fin est encore plus banale que ce qui précède, voire même un peu idiote, reste à se concentrer sur l'aspect esthétique du film de Selick. Et là, certes, c'est de la belle oeuvre, ledit monsieur ayant déjà fait ses preuves il y a bien longtemps. Conçu pour être montré en 3D, Coraline a sans doute encore plus de gueule lorsqu'il est projeté ainsi, et donnerait presque envie d'être revu dans une salle équipée si le fond était à la hauteur de la forme. Une forme au demeurant pas si originale, tonton Nick Park et tonton Steve Box ayant fait bien mieux dans le même genre, et ce il y a un paquet d'années. Mais Coraline continuera à faire rêver ceux qui parviennent à gober tout et n'importe quoi pour peu qu'on leur fasse avaler sous forme de film d'animation enrichi en glucose. Tant mieux pour eux, après tout.




Coraline de Henry Selick. 1h40. Sortie : 10/06/2009.
Autre critique sur Sur la route du cinéma.

4 commentaires sur “CORALINE”

elfredo a dit…

amusant de ne rien comprendre à un film à ce point ... tu devrais peut être le revoir en français .

Mélol a dit…

C'est la critique la plus depourvue de vie que j'ai jamais lu...

devaca a dit…

Je suis absolument navré de la médiocrité de cette critique. Je m’étonne que vous puissiez vous méprendre à ce point sur ce film. Pour ma part, quand je suis allé le voir, j'étais sceptique (la bande-annonce ne m'avait pas enthousiasmé), puis par la suite, je suis retourné le voir 3 fois.
Contrairement à ce que vous avancez Selick n'a fait nullement dans la crétinerie, au contraire. En adaptant Coraline, il revient aux sources même du conte de fée original au but initiatique. S'il devait y avoir un message dans Coraline se serait celui-ci : ne pas se fier aux rêves sucrés auxquels on nous accoutume et nous aveugle. Message qui a tendance à se perdre, dans un monde où l'enfant est formaté dès la naissance à notre société hyper-consumériste. Dans Coraline, le monde merveilleux auquel on a voulu nous faire croire finit par montrer son vrai visage et prend une tournure carrément macabre (enfants fantômes, insectes géants...) pour aboutir à un espace blanc et vide sillonné seulement par une toile d'araignée (on pense à Matrix, d'ailleurs le piano mécanique qui finit par commander au faux père me fait penser au rapport actuel entre l'homme et la machine ou comment par soucis de confort l’homme est prêt à sacrifier son indépendance à l’informatique).
Si on ajoute à cela l'intensité des musiques et l'invention visuelle impressionnante, et sachant que quasiment tout à été fait la main, je trouve que Coraline à tout du grand film d'animation et je vous invite à retourner le voir. Et surtout arrêté de dire que ce film est chiant, premièrement ce n’est pas vrai, deuxièmement même si c’était vrai : et alors ? 2001, l’Odyssée de l’Espace ou l’Aurore peuvent paraitre chiant pour certain, il n’en reste pas moins que qu’ils font partis des plus beaux films du monde.

Anonyme a dit…

Désolé, mais...je trouve toujours les critiques de film trop sévères. Après bon, c'est ton avis, mais tu ne parviendras jamais à apprécier un bon film si tu continues à raisonner comme ça...genre scénario pourri , personnages pourris, ambiance pourri...C'est dommage que tu passes à côté des vrais messages d'un film, de sa poésie, son originalité. Libre à toi de considérer tous les films du monde comme des navets.

 
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