9 janv. 2009

TWILIGHT - CHAPITRE 1 : FASCINATION

Les amateurs d'Anne Rice ou de Génération perdue peuvent rester au chaud chez eux : ce n'est pas avec Twilight que leur obsession des canines acérées sera rassasiée. On comprend mieux pourquoi le film a cartonné aux États-Unis, notamment auprès des adolescentes : c'est bien plus un récit sentimental qu'un film de vampires. Ici, ils sont pâles et se nourrissent du sang d'animaux. C'est tout : les vampires de Twilight sont des êtres relativement inoffensifs, qui ont cessé de bouffer de l'humain afin de ne plus constituer un danger pour les citoyens lambda qu'ils côtoient. Et quand par malheur un vilain vampire veut suçoter le cou de la fragile héroïne, il est très vite remis à sa place.
Twilight, c'est donc du cinéma Canderel, où l'hémoglobine a un goût d'aspartam. Les seuls frissons parcourant le film sont des frissons d'amour, sentiment nouveau éprouvé par la jeune Bella envers le beau et pâlichon mâle qu'elle vient de rencontrer. Pour ne pas s'ennuyer mortellement devant ce non-spectacle avare en rebondissements, il faut considérer le film comme la description à peine métaphorique des premiers tourments amoureux et de l'attraction sexuelle naissante. Ainsi, après une phase d'approche, Bella finit par avoir sérieusement envie qu'Edward la morde. Celui-ci, amoureux lui aussi, hésite, ne souhaitant pas brûler les étapes (oui, ça existe aussi chez les mecs). Le bal du lycée sera peut-être l'occasion pour les tourtereaux de passer à l'acte.
L'ensemble est de cette teneur, plus fleur bleue que sanglant, à tel point que l'on se demande où va pouvoir aller la suite, déjà prévue, et à nouveau tirée d'un roman de Stephenie Meyer. Si la description de la fascination du titre, éprouvée par l'héroïne pour son énigmatique camarade, n'est pas inintéressante, la suite risque d'être bien plus tartignole. D'autant que tout le monde se prend très au sérieux dans cet univers totalement dépourvu de second degré. À Chris Weitz de dérider tout cela, d'injecter davantage de fun et d'action dans cet univers un peu trop lisse pour convaincre quiconque a au dessus de 14 ans ½...
5/10

(autre critique sur L. aime le cinéma)

6 commentaires sur “TWILIGHT - CHAPITRE 1 : FASCINATION”

Anonyme a dit…

5/10. Tu es généreux avec cette "chose"!!!!!! La seule chose qui m'ait plus fût le visuel du film.Qu'en as tu pensé? Le reste est destiné, comme tu le dis aux moins de 14 ans.

Sabine
http://justarrived.com/

Rob Gordon a dit…

Le visuel m'a laissé totalement indifférent. Comme disent les allemands, «ça lave les poils mais ça ne mouille pas».
C'est clairement un film à ne pas prendre au premier degré (même s'il a été conçu avec tout le sérieux du monde).

Pascale a dit…

Oh que oui ça se prend au sérieux.
Que je suis contente de ne plus être ado, ça m'évite de tomber en pamoison devant cette mauviette !
Et visuellement c'est vraiment laid.

Rob Gordon a dit…

Ce qui est drôle (tout est relatif), c'est que le film enthousiasme une partie de la critique dite intello (et fait gerber l'autre moitié).
J'ai choisi le consensus mou.

Pascale a dit…

Comme j'suis ni critique ni intello, j'ai choisi de dire ce que j'ai ressenti : beurcke !

Anonyme a dit…

eh bien !! ici aussi ça se prend très au sérieux ... compte tenu de la déplorable qualité de la critique, ainsi que les avis très "adultes" des personnes adulant "rob gordon" je pense que vous avez la même maturité intellectuels que nos chers amis adolescents. à bon entendeur ...

 
"Bienvenue au royaume du pisse-froid inculte qui est au cinéma ce que Philippe Manoeuvre est au rock" (© Trollman)
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