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WANTED : CHOISIS TON DESTIN

Avant d'aller voir Wanted, il faut intégrer l'idée que c'est un film un peu con, un peu vulgos, carrément tocard sur les bords. Une fois ces principes bien assimilés, il est très facile d'entrer dans le premier film ricain de Timur Bekmambetov (oui, je sais l'écrire sans regarder, tout comme Apichatpong Weerasethakul, qui ne fait pas tout à fait le même genre de cinéma), après Night watch et Day watch, une trilogie tellement bancale qu'elle ne comporte que deux épisodes. Avec ses effets visuels pour ados attardés, son ton faussement cool plein de gros mots et d'expressions non reconnues par le petit Robert, et sa philosophie de vie assez grotesque, Wanted a tout pour être raillé et boudé. Ce serait se priver de deux heures d'un plaisir aussi immédiat que primaire.
Le scénar de Wanted pille allègrement les films estampillés "cultes" par les djeunz (ou ex-djeunz, en tout cas nés dans les années 80-90), c'est-à-dire le chef d'oeuvre mal compris Fight club (voir les séquences du début où le héros cafarde dans son open space en marmonnant des sentences pseudo-révolutionnaires), et surtout la trilogie Matrix des frères Wachowski. Du bullet time en veux-tu en voilà, plein de maximes faussement définitives, des sauts d'immeubles en immeubles... Mais voilà : le pillage en règle, tout comme l'esprit bas de plafond de l'ensemble, sont parfaitement assumés, à tel point que l'ensemble devient complètement jouissif. Ça défouraille joyeusement (la différence avec l'esprit Matrix, c'est qu'ici personne ne se prend au sérieux), et la présence d'un héros doué mais ne payant pas de mine provoque une identification immédiate pour le spectateur mâle. C'est un vrai cadeau qu'on lui fait ici : des flingues, du fric... et une Angelina Jolie dont le rôle est d'être complètement canon, fantasme façon FHM pour mâle en rut, dévoilant une chute de reins aussi parfaite que tatouée. En arrivant aux États-Unis, Bekmambetov a parfaitement cerné les envies du spectateur lambda.
Et puis, quand même, Wanted possède un vrai fil conducteur. Une histoire de société secrète (la spécialité du réalisateur), de destinée, de justice sommaire. On découvre également que ce n'est pas Dieu qui régule le destin, mais (roulements de tambour), le "métier à tisser du Destin"... Oui, c'est ridicule, mais ça fait complètement ton sur ton avec tout le reste. Comme James McAvoy (plus épatant de film en film), on découvre tout cela avec un étonnement teinté de consternation, avant d'oublier ses réserves pour aller céder aux sirènes du bling-bling et du bourrin spirit. On fera difficilement film plus pop corn cet été. Pas sûr en revanche que les deux suites (forcément improbables) qui vont en être tirées suite à son succès américain soient très utiles...
7/10

3 commentaire(s):

Pascale a dit…

Moi aussi je sais écrire Bekmanbetov, je sais même le dire aussi et c'est très joli à entendre ses sonorités ruskovs !
Pourquoi vulgos ??? Pas plus que... bon, la liste serait trop longue.
J'ai hyper super méga bien aimé.
Cété trop cool, waouh !

Pascale (17/7/08 19:09) a dit…

Mais je parie que tu sais même pas dire Balekdjian !

Rob Gordon (21/7/08 10:42) a dit…

Bien sûr que si, hé.

 

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Sous le pseudonyme emprunté à Nick Hornby se cache Thomas Messias (profil Facebook), jeune prof de maths (eh ouais) né en 1984, écrivant également pour le site Écran Large à ses heures perdues et figurant au tableau des étoiles du site. Ni auteur ni cinéaste en herbe ni rien d'autre, je suis si peu créatif que je ne fais que critiquer le travail des autres.

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