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WORLD TRADE CENTER

Le saviez-vous? Le 11 septembre 2001, deux avions ont percuté les tours du World Trade Center. Cinq ans plus tard, les films sur ce drame commencent à fleurir. Après le mémorable Vol 93 de Paul Greengrass, c'est au tour d'Oliver Stone de donner sa vision du jour maudit. Film catastrophe, World trade center est surtout une catastrophe tout court, un film dispensable et détestable qui confond tout et ne dit rien d'intéressant.
La première demi-heure laisse le bénéfice du doute : on y voit une équipe de policiers new-yorkais prendre leur service et découvrir quelle apocalypse est en train de s'abattre sur leur ville. Sobre, sans chichis, mais dépourvu d'âme : dès le début, on a bien du mal à reconnaître la patte d'Oliver Stone.
Arrive alors l'évènement majeur du film : nos deux flics de héros se retrouvent ensevelis sous les décombres de la tour. Pendant les quatre-vingt-dix minutes qui vont suivre, on va les regarder pleurnicher, souffrir, et se raconter leur vie. Ce que Stone entrecroise avec le désespoir de leurs familles respectives, persuadées que leurs fifils chéris sont morts depuis belle lurette. Et là, rien. Un vide béant. Visiblement, Oliver Stone n'a pas plus à dire qu'il n'a à raconter. On attend patiemment une lueur d'esprit, un début de réflexion, quelque chose à quoi se raccrocher. Mais non : World trade center n'est que bons sentiments, guimauve, larmes de crocodile. Et, bien pire, patriotisme et bondieuseries. Par le biais de la télévision, Stone semble se ranger du côté de George W. Bush et de sa sainte parole. Avant de nous infliger, comble du comble, les visions christiques des deux héros (oui oui, Jésus Christ en personne leur apparaît, sous une forme on ne peut plus triviale). Ça ressemble à tout sauf à du cinéma. Une seule explication : le gâtisme total d'Oliver Stone, qui livre un film-propagande aussi insipide que repoussant, une publicité immonde en faveur de la fameuse "guerre du Bien contre le Mal" orchestrée par Bush et ses pairs. Comme si le réalisateur de Platoon et JFK était mort enseveli sous les deux tours.
Quelques plans pris au détour des dernières minutes font regretter ce qu'aurait pu être World trade center (titre mensonger tant le sujet évoqué n'est pas traité) : un film douloureux mais nécessaire sur une ville meurtrie physiquement et moralement. Il suffit d'un grand tableau de petites annonces pour retrouver des proches disparus, ou de plans sans commentaire sur les ruines de la ville, pour créer l'émotion et faire naître la révolte. Mais non : le film d'Oliver Stone est juste un patchouli dégueulasse et soporifique, bien loin de ses promesses de film phare.
Dernière critique : dans le film, Maria Bello porte des lentilles bleu clair. Maria Bello porte des lentilles bleu clair? Oui oui. Un concentré de mauvais goût, je vous dis.
1/10

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Lancé en juin 2005 et vu comme un aide-mémoire destiné avant tout à m'éviter de tout oublier, Rob Gordon a toujours raison - dont le titre n'est pas à prendre au pied de la lettre - est un blog qui assume son côté parfois snob, élitiste ou mauvais esprit mais évolue toujours dans la sincérité la plus totale.

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Sous le pseudonyme emprunté à Nick Hornby se cache Thomas Messias (profil Facebook), jeune prof de maths (eh ouais) né en 1984, écrivant également pour le site Écran Large à ses heures perdues et figurant au tableau des étoiles du site. Ni auteur ni cinéaste en herbe ni rien d'autre, je suis si peu créatif que je ne fais que critiquer le travail des autres.

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